Réédition CD du bientôt épuisé « Ballade cuntre lo anemi Francor » (Version officielle LA MESNIE HERLEQUIN avec nouvel artwork. Digipack. Mêmes titres, même production).
12 euros à l’unité.
PAS DE VENTE EN GROS POUR LA FRANCE.
Si vous souhaitez faire vivre l’artiste qui a et composé et enregistré cet album, merci de considérer la réédition de DE PROFUNDIS (clair qu’il me la mise profond…) comme un pirate car l’artiste – moi-même – n’a pas été payé dessus.
Si vous ne voulez pas payer la taxe Paypal incluse dans les frais de porc, payez par virement bancaire en me contactant à cette adresse :
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This is the CD re-release of soon to be sold out “Ballade cuntre lo anemi Francor” (LA MESNIE HERLEQUIN official version with new artwork. Digipack. Same titles, same recording).
12 euros at unit price.
7 euros on wholesale (from 10 CDs).
If you want to support the artist who wrote AND recorded this album consider any re-release by DE PROFUNDIS (he clearly shoved it profoundly up my butt) of the first version as a bootleg because the artist, that is me, didn’t get paid for it.
If you want to avoid paying the Paypal tax included in the shipping costs, pay by bank transfer. Contact me here for more details :




le 10 août 2012
Magnifique cover!!!! Il y a un livret avec paroles & co?
le 10 août 2012
KristOff tu as posté le 666ème commentaire. Un signe ?
Non y a jamais eu de livret et comme les textes sont des repompes de chants militaires tradi connus je n’ai pas estimé nécessaire de les mettre.
le 10 août 2012
Superbe pochette c’est certain. Le tirage du digipack est-il limité?
Sympa les palmiers en coin… C’est pour ne pas ce sentir dépaysé avec la population proliférant dans notre France?
le 10 août 2012
Héhé. De quoi faire rougir mes étagères. J’en conclus que tu passeras par Metastazis pour la ré-édition de FFF si elle se fait, Famine ?
le 10 août 2012
Ah oui très classe tout ça. La cover m’évoque le Général Aussaresses, les fellouzes passés à la gégène, le F.L.N branché sur le Coran électrique, tout l’humanisme à la française… Thierry Meyssan était pas là pour chialer avec ses vidéos et 2 bouses flambait moins.
le 11 août 2012
Hommage à Paulot, un des premiers Peste Noiriens (?), droit dans ses bottes devant les peigne-culs du Système:
http://youtu.be/F2xFlIKNvT8?t=22s
le 11 août 2012
@SS: « The testicles » héhéhé…
@Famine: Décidément ! le petit monde du BM est aussi pourri que le reste de la société ! Dès qu’il y a du fric à se faire on trouve toujours quelqu’un pour se faire niquer. T’as bien fait de voler de tes propres ailes et de laisser les crevards derrière toi.
le 11 août 2012
Bon et bien obligé de commander cet album vu le nouvel artwork qui justifie à lui seul l’achat !
Sinon la sortie d’une version vinyl est-elle toujours d’actualité ?
le 11 août 2012
@Famine,
I will support you everytime I can!
le 11 août 2012
Petite question hors du sujet du » Ballade….. » , La Mesnie a t-elle l’intention de sortir un TS Sale Freux ?
Et je pousse l’audace à son paroxysme en demandant s’il y a une chance qu’il y est un Girly….
Merci beaucoup.
Ceci dit la réedition est vraiment tentante, joli travail !
le 11 août 2012
Jolie Artwork
le 11 août 2012
Putain d’artwork, ouais. Metastazis, en même temps, j’imagine… Je l’ai déjà en édition originale, mais je sens que je vais me racheter celle-ci !
le 12 août 2012
Excellent nouvelle cette sortie;
Le même en vinyl serait autant apprécié
le 13 août 2012
Pourquoi le ressortir en CD? Rien à foutre bordel il a déjà été édité en CD, c’est de l’argent foutu à la poubelle! Le vinyle c’est LE support, même si c’est vrai que ça coûte un peu plus cher, tu sais très bien qu’ils partiront. Enfin bon…
le 13 août 2012
Le chat aussi est très beau !
le 13 août 2012
@ Nicrolas : j’ai pas les droits sur FFF. Comme j’avais pas signé de contrat sur « Ballade » et que ni moi ni les autres musiciens ne touchaient les merdouilles de mouche qui nous étaient allouées, je me suis fait plaiz.
@ Dante : je peux pas faire des t-shirts sur mesure. J’ai vendu 133 SALE FREUX, pas même amorti l’investissement. Des girlies SF, j’en vendrai un par taille. Pas la tréso pour prendre ce risque.
@ Fripouille : t’inquiète il sortira en vinyle, tous les vinyles sortiront d’ailleurs en même temps. Les vinyles, ça coûte 5 fois plus cher à faire fabriquer. Mais surtout, c’est TRENTE fois plus long à empaqueter au moment où je m’apprête à enregistrer le 5ème K.P.N et que mon taf sur le label sera réduit à 1h par jour. De plus, faire les vinyles m’aurait flingué mon budget enregistrement. Question pratique…
@ Cirrhose du foie : j’ai enlevé mon chat, trop personnel…
le 13 août 2012
@Fripouille: Crévindiou tu vois bien qu’il est épuisé le « Ballade », ne pas le represser ouvrirait la porte aux pirates, aux « bootleggers » comme on dit en bon français, ça tombe sous le sens !
le 13 août 2012
@ Famine : Le risque de ne pas sortir Ballade au format vinyle en priorité, c’est que Fureiss te devance et s’empresse de s’en charger lui-même… Sachant que le vinyle partirait direct, ça sent le bon filon pour lui. Beware of quenelles…
le 13 août 2012
Jankowitch: C’est un avis égoïste. Est-ce que tu as pensé aux nouveaux auditeurs qui n’auraient pas eu la possibilité de trouver cet album puisqu’il était quasi sold out ? Tu n’es pas tout à fait le dernier né des auditeurs de BM dans le monde.
le 13 août 2012
@ Jankowitch
Je ne me saborde pas car l’album est totalement sold out. Même Fureïss n’en a plus. Ca fait un an que j’ai de la demande de la part de distros internationales, mais je ne pouvais pas le vendre en gros du fait du faible nombre d’exemplaires que j’avais obtenu de Fureiss (10% divisé par 4, ce qui est la normale). Là j’arrivais sur mes derniers 1ère version. Comme j’avais pas l’artwork originel en ma possession, je l’ai fait refaire et encore une fois, ton avis n’engage que toi
. Je trouve cet artwork plus en phase avec la thématique « Légion sous le soleil brûlant » de l’album.
En fait, je me saborde jamais quand je sors du PN, c’est plutôt la locomotive qui me permet de sortir d’autres groupes à perte, mais jusqu’à quand ?
le 13 août 2012
Non c’est absolument volontaire et je l’ai faite dans l’urgence pour cette raison précise : Fureïss qui me payait pas sur l’album était en train de préparer cette réédition et proposait en douce d’en vendre l’exploitation à des Canadiens contre rémunération à lui seul. Fallait que je lui coupe l’herbe sous le pied.
Je pensais pas qu’une simple réédition d’un CD épuisé ferait autant parler. C’est juste une réédition avec un nouvel artwork car je n’avais pas l’ancien et parce qu’il y avait de la demande. Le but n’est pas de pousser à l’achat, juste d’avoir l’exemplaire à nouveau en stock. Rien de plus banal !
le 13 août 2012
Il doit me rester une trentaine de l’ancienne version.
Après vérif des chiffres exacts, depuis leur sortie et ventes en gros et unitaires confondues, j’ai écoulé :
215 AUTARCIE
133 SALE FREUX
le 13 août 2012
Les 3/4 des neuneus qui te donnent des leçons n’achète aucun album et télécharge tout. Cocace. Le Sale Freux est vraiment bon. Ce groupe est un gros espoir à mes oreilles.
le 14 août 2012
Je crois qu’il faut le crier fort: Oui SALE FREUX est magnifique: http://youtu.be/lwYFI2EjRCE
La version tape de « La mélancolie » limitée 200 est partie en un rien de temps de telle sorte que j’ai eu un mal de chien à la trouver et là parce que c’est un beau cd digipack (car c’est l’album idoine pour être joué en bagnole pour un trip champêtre, j’ai testé), que ça sonne pas comme si ça avait été enregistré au fond des chiottes et que c’est pas ultra limité personne n’en veut ?
Les gens sont bizarres et le mot est doux.
VOUS TUEZ LE VRAI BLACK METAL
le 14 août 2012
@Jankowitch: Concernant le thème visuel de la réédition qui ne « collerait plus », il ne faut pas oublier qu’une partie de la thématique des paroles de « Ballade » est aussi la guerre, l’Armée française.
Cf. ce chant de la Légion repris par Famine sous le nom « La Mortaille »:
http://www.youtube.com/watch?v=QyHqUdvRrrE
@Valstar: J’espère que ta dernière phrase ne s’adresse pas à moi, qui si j’additionne tout ai englouti des fortunes dans cette musique. La génération internet est une plaie qui tuera ce style.
le 14 août 2012
J’aimais bien l’ancien artwork, celui-ci m’emballe également.
Comment on sait si le CD qu’on possède déjà est une réédition ou une première édition ?
le 14 août 2012
Pendant ce temps-là Fufu s’essaye au Rap. Il a gardé ses « royautés » pour se payer un featuring de la mort:
http://www.myspace.com/mcfureiss
le 14 août 2012
J’avoue le CD, c’est vraiment quelque chose à part.. C’est autre que la déjection auditive qu’on peut entendre sur Youtube. J’ai reçu le LP de FolkFuck Folie, c’est juste un bonheur d’écouter ça sur une platine à moitié cramée par le temps! J’savais pas que ça allait être réédité sinon j’aurai attendu un peu, enfin j’verrai quand j’aurai un peu plus de fric si L’Exil se retrouve en 33″…
le 14 août 2012
Ce chant militaire, La Mort, a aussi été repris par un autre groupe : Durandal.
http://www.youtube.com/watch?v=4FC_a89vz9I
le 15 août 2012
Famine : avec celui que je t’ai commandé il y a quelques jours ( les acheminements de la poste sont longuet la semaine du 15 aout…. ) ça fera 134 Sf
. Ceci dit je suis étonnée que tu n’en ais pas vendu un nombre + important… Même les écoutes préliminaires sur Youtube annoncent, malgrès l’encodage affreux, un album vraiment interessant ! Il ne faut pas chercher à comprendre parfois……
Pour les TS, et a-fortiori les girly, je peux aisément comprendre. Mais la question valait tout de même le coup d’être posée….
Merci de ta réponse jeune homme.
le 15 août 2012
Normalement j’ai un pote qui a commandé un Sale freux y’a quelques jours aussi… 135 ? Dommage qu’il ne se vende pas plus, il est vraiment très bon (j’aime moins celui d’Autarcie par contre).
le 15 août 2012
Il y a aussi Le Clan qui a été repris par Décadence Culture.
Par contre côté métal noir, je viens de découvrir Naastrand qui a repris tout plein de chants… Vous connaissiez ?
le 15 août 2012
La démo de Naastrand est pas top je trouve. Le concept est pas mal mais la réalisation… Ce sont les mecs de Warage derrière ce projet.
le 15 août 2012
Oui Sir Rose, un ami a même réussi à me trouver l’album en édition limitée !
Les reprises metal sont entraînantes, mais j’apprécie tout autant les chants à capella (par le chœur Montjoie Saint-Denis).
le 16 août 2012
Le Chants d’Europe III du choeur Montjoie Saint Denis est mon disque de chevet. L’esprit français par excellence. L’album est d’ailleurs vert comme Ballade, pas un hasard. Je suis en train de monter une distro exclusivement papier qui sera distribuée avec les colis. J’vais essayer de me procurer les Chants d’Europe en gros, dès que je trouve le temps.
le 16 août 2012
Magnifique cette nouvelle pochette !
le 17 août 2012
Argh! Je viens de recevoir ma commande de LMH (pour deux TS de PN et la réédition CD des démos) et voilà que quelques jours après tu sors cette réédition! Va falloir que je repasse commande! à moins qu’une réédition vinyles soit aussi prévue? auquel cas je prendrais la version CD et la version vinyle! Et après, faudra aptienté de nouveau pour le prochain PN. Il sortira comme les autres aux alentours du mois de mai/juin 2013?
le 17 août 2012
Les vinyles sont prévus t’inquiète. J’enregistre le PN moi-même tout début septembre avec mon nouveau batteur : Ardraos. Il devrait donc sortir tout début 2013. Son crade, artisanal mais puissant à l’horizon, prod type Ballade mais puissance 1000. Ceux qui voulaient enterrer PN dans le style grolandiste et contemporain du dernier en clamant que nous ne faisons plus de Black Metal, vont chialer leur maman. Pas plus médiEvil, aristocratique, passéiste, poétique, noir, mélancolique, sale et mystique, Black Metal donc, que ce dernier opus. On sait tout faire bande de salopes.
le 17 août 2012
Ça c’est de la bande annonce !
le 17 août 2012
Putain que ça donne envie!!
Il vient d’où ce batteur?
Et il venait d’où celui de « L’ordure »? Il envoyait foutrement, j’ai beaucoup aimé son style de jeu!
le 17 août 2012
@Munin: Famine parlait du batteur de « L’Ordure» dans la news « Hell Fist ». Descend à son com du 27 juin. (J’imagine qu’il doit avoir beaucoup de taf avec la nouvelle sortie pour te répondre).
Pour Ardraos, t’es pas débile au point de ne pouvoir cliquer sur le lien que Famine a mis dans son
com ? J’espère que le nouveau batteur pourra s’adapter à la musique de PN. Le Vicomte était monstrueux sur « L’Ordure ».
le 18 août 2012
@ Simon
Je sais pas si tu as écouté le groupe de ce nouveau batteur, il a un jeu absolument incroyable et possède l’inspiration black médieval attendue sur le prochain K.P.N (d’après les propos de Famine), jette donc une oreille sur « Partir à l’Ost » de l’album « Nos Sombres Chapelles ». Donc du bon et lourd à l’horizon.
le 18 août 2012
@Joseph lo francés: Merci pour le conseil. Le début (est-ce de la musique manouche qui porte un nom allemand ?) m’a fait un peu peur mais la progression, très euphorisante comme peut l’être PN, m’a bien plu. La batterie est jouée avec finesse et à propos et ça me plaît.
le 18 août 2012
Batteur de CHRISTICIDE.
le 18 août 2012
@Janko: Oui, batteur live d’Aorlhac, et pas un peu de Dux en live aussi ?
Famine continue dans sa tradition de prendre des cadors pour jouer sa musique, pas plus surpris que ça.
le 18 août 2012
Belles pochettes, beaux artworks, qui sortent délibérément du joug des pochettes true black metallesques de certains groupes trop d4rk à l’infamie ! Du bon boulot de plus sur cet album avec une thématique que l’on pourrait croire calqué sur le genre, mais au final plutôt original ! Du bon boulot famine, une ballade armé et rythmé contre les ennemis de la France semble être un virage dans ton travail porté par la bannière Peste Noire, hors-sujet avec ce topic mais je suis très impatient de voir ton prochain travail de 2013 avec Ardraos, que j’ai eu l’occasion de pas mal voir en concert et qui reste un exemple pour moi musicalement avec Sühnopfer et Aorlhac, ainsi que toi !
le 18 août 2012
Je ferai surement une grosse commande lorsque le 5eme KPN sera sorti. En survolant les commentaires je m’aperçois que le fric n’est pas là où il devrait être …
le 19 août 2012
Je trouve dommage que le côté médiéval ait été évacué de la pochette, les légios ça fait un mélange des époques avec le titre en vieux français, assez bizarre. Et le style graphique de metastazis fait vraiment trop propret pour un groupe crasseux comme KPN. Mais bon c’est que l’avis d’un chieur de plus.
le 19 août 2012
Ahah, Ardraos futur batteur de KPN… Quand une pote qu’on a en commun m’a dit ça, j’y croyais pas. C’est une foutrement bonne nouvelle ça, j’ai hâte d’entendre ça !
A coté de ça, je sens que je vais encore claquer qques Zeuros pour agrémenter ma Cdthèque.
Et tant que je suis dans le blabla, merci à toi Famine !
Sur ce, que le cul vous pèle !
le 19 août 2012
Oh les pleureuses… Et y a personne pour réclamer une photo de Verlaine (XIXème) ? Personne non plus pour demander des références visuelles de l’Action Française (aussi XIXème) ? Personne ne s’offusque qu’il manque des images souillées de jeunes boyscouts catholiques (XXème) ? Pourtant tous ces éléments sont sur « Ballade » aussi. Non cet album n’est pas que médiéval, il est multiplement céfran. Donc la nouvelle pochette convient aussi, non mais.
le 19 août 2012
@SS: Bien dit.
Et je rajouterai que l’intro de « La Mesniee mordrissoire » vient des parachutistes (et je suis pas bien sûr qu’il y ait eu des parachutistes au Moyen âge…) :
http://youtu.be/dxLEHKC1YLM (magnifique version)
le 19 août 2012
Bien vu SS, et puis l’image de la francisque de l’oncle maréchal me fait bien poêlée! Résolument nationale, historique et guerrière cette pochette! La France quoi!
le 20 août 2012
J’ai supprimé la news sur La Poste pour ça :
La Poste me dit que quand il y a eu ouverture et contrôle, dans tous les cas c’est indiqué… Comme l’ouverture de colis n’est arrivée qu’à deux personnes en même temps, je pense qu’il s’agit d’ouvertures banales pour voler des produits qui visiblement ne les intéressaient pas (le peuple n’aura décidément jamais de goût…).
Pour les retards, c’est lié à la fois à la période (été, quinze août, emploi d’intérimaires…) et au fait que je prépare l’enregistrement… Je n’ai moi-même pas reçu des colis qui devaient m’arriver aujourd’hui.
Sinon toutes les commandes au-dessus de 30 euros sont envoyées en Colissimo donc quoiqu’il en soit, vos commandes vous les recevrez dans la mesure où je suis remboursé si elles me sont volées.
Cela n’enlève rien au génie de mon oeuvre d’art qui consistait à mettre une casquette de La Poste sur la tête du Président.
le 20 août 2012
Moi j’ai bien reçu mon gros colis avec 2 T-Shirts pourtant je l’ai commandé en début de mois.
Faut arrêter la parano. Les périodes du 15 août, Noël, premier de l’An… sont toujours le moment où ces grosses feignasses de La Poste se mettent au repos et ils embauchent des intérimaires pour les remplacer. Là effectivement les colis sont plus susceptibles d’être ouverts et des vols peuvent arriver. Seulement ces précaires d’intérimaires se branlent bien des Cds, ils cherchent simplement de la maille:
http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/08/05/2175388_valence-l-interimaire-de-la-poste-cherchait-de-l-argent-dans-les-lettres.html
le 20 août 2012
Mais pour le nouveau KPN, il n’était pas prévu que ça soit Andy Julia à la batterie ? On l’a rencontré au Hellfest il nous a dit qu’il allait s’occuper de la batterie sur le prochain album de Peste Noire… Info, intox ou changement de programme ?
le 20 août 2012
Je crois que Des Esseintes a bien résumé. Les 2 personnes qui se sont faites ouvrir leurs colis n’ont qu’à prévenir La Poste pour qu’ils virent les intérimaires.
le 20 août 2012
@Clément:
Règle 235 du ‘code du BMeux’:
- De la mythomanie congénitale du BMeux tu te méfieras, d’autant plus s’il est parisien.
le 20 août 2012
Ce que l’avenir vous promet, La Poste vous l’avorte.
le 20 août 2012
@ Clément
Andy n’est pas un mytho et devait effectivement jouer. Changement de programme donc.
le 21 août 2012
Could anysome say to me, what all these textes are about, because I can’t speak France in any way.. I’m from Germany, but I can speak English really good and I funking love Peste Noire and I want to support them in every time I can. I bought one T#shirt and the ‘new’ Ballade.. Album..
@Sale Famine
If want to get every Money of myself, write back soon and I will buy all things of your Web shop.. except of the vinyl..
le 21 août 2012
@ Sale Famine: I would be really pleased if you could translate some posts if I want it, ’cause I’m so much interested in K.P.N. … And I want to know exactly, what is going on, on La Mesnie Herlequin.. Peste Noire’s music feels me so extreme sad, aggressive, tired and so one, at the same time.. I always hear your Music, Famine, when I want to sleep..
le 21 août 2012
@Niklas: You should check out these Peste Noire threads on Nuclear War Now’s board:
http://nwnprod.com/forum/viewtopic.php?t=31463&highlight=peste+noire
http://nwnprod.com/forum/viewtopic.php?t=32188&highlight=peste+noire
http://nwnprod.com/forum/viewtopic.php?t=30956&highlight=peste+noire
http://nwnprod.com/forum/viewtopic.php?t=29566&highlight=peste+noire
Famine gives some answers there…
le 21 août 2012
@Niklas: Basically a summary of the comments on this news would be:
1. People whining this reissue is useless, that they’d prefer a vinyl version…
Famine answering this CD is not useless because the first version is sold out and that a vinyl version is planned anytime soon.
2. Some people regretting the old artwork saying the new artwork isn’t medieval enough…
Famine saying this album also refers to the French army fighting in the desert + me posting a video
le 21 août 2012
+ Robert posting videos of legionnaire’s chants which inspired the album + Me saying there are many influences from 19th and 20th centuries too, that « Ballade » isn’t medieval only. Occis Mort saying other bands used these military chants. Polo saying the cover is a depiction of France.
3. Famine saying his new drummer for PN is Ardraos (Sünhopfer). People saying this is good good choice.
Conclusion : Du mußt Französisch lernen !
le 21 août 2012
@SS en interim: Thanks a lot!
le 24 août 2012
@Niklas: Hast du diese Deutsche Übersetzung gesehen ?
http://www.lastfm.fr/user/Fleischart/journal/2012/06/29/5iusl9_%22l%27ordure_%C3%A0_l%27%C3%A9tat_pur%22_-_deutsche_%C3%BCbersetzung
le 26 août 2012
Poste Noire :
http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/sarazin_laposte.png
le 28 août 2012
Dommage d´entendre que quelques personnages particuliers (dans ce cas Fureiss) se montre d´une facon « gourmand ». Ça montre encore une fois que les musiciens sont forcés de pendre tout les choses en mains leurs-mêmes, s´ils veulent s´assurer contre des rats comme ça. La conséquence est bien claire. Vraiment dommage!
Bon, une question de goût sans doute.
J´avoue que j´aime plus l´ancien artork, même si le nouveau est aussi chouette. Il me manque un peu le charme des campagnes, l´air médiéval que l´album fait repandre. De mon avis, c´est trop « tropique »
@ Famine:
Pourquoi as-tu changé ton logo? Aussi une question de droits? Et est- ce que la version K7 est officelle ou bien aussi un bootleg?
PS: pour la police d´orthographie: je ne suis pas français.
le 28 août 2012
Je suis du même avis pour ce qui est de la jaquette. Mais, en effet, c’est très subjectif.
le 29 août 2012
Je comprends que vous regrettiez l’ambiance « d’ancien temps » que procurait l’ancien artwork, mais celui ci, et particulièrement celui à l’arrière de la jaquette, est putain d’énorme et colle parfaitement à l’esprit du CD.
le 29 août 2012
Disons que l’oeuvre de Metastazis est -selon moi- bien plus riche artistiquement que le précédent artwork de Ballade. Cependant je trouve qu’il dégageait quelque chose qui collait putainement bien avec la galette, ne serait-ce que les couleurs employées. Après, comme dit, c’est subjectif. Pis honnêtement je m’en cogne : j’aurai les deux une fois la nouvelle édition commandée.
le 30 août 2012
Completement sans rapport avec le sujet. Mais, peuple Francais, c’est quoi ca?
http://www.youtube.com/watch?v=pIAd_6kePeI&feature=player_embedded
le 30 août 2012
@L’Yable: Les piches de Zoldier Noiz cherchent à buzzer à tout prix, à susciter des réactions/ insultes dont leurs égos étaient sevrés dans leur obscur groupe de « punk » et toi tu tombes dans le panneau ? Ça n’a juste strictement aucun intérêt. Don’t feed attention whores.
le 30 août 2012
Je poste ici une vieille chronique de « Folkfuck folie » que je viens de retrouver par hasard, et qui a été supprimée depuis longtemps de l’endroit où elle se trouvait à l’origine. Je la colle ici pour ceux que ça intéresse, car elle mérite d’être connue de tout fan de PN.
C’est avec joie que j’ai dû renier mon mépris absolu de la scène Black Metal française actuelle, tant vantée pour le nombre croissant de ses productions. Elle eut l’heur de naître plus tardivement que dans les autres pays occidentaux ; sa maturité est donc arrivée en décalage face à celle de l’étranger. Mais cela signifie seulement que sa décadence sera plus tardive. En fait, actuelle…
Et pourtant PESTE NOIRE !
« Folkfuck Folie », deuxième œuvre de PESTE NOIRE, est un album que nous aurons peu attendu, puisqu’il paraît moins d’un an après « La Sanie des siècles – Panégyrique de la dégénérescence », premier en date. Celui-ci avait suscité beaucoup d’attentes, des critiques apologétiques, voire hagiographiques ; et ce, tant de la part du public que des journalistes. « Folkfuck Folie » tient-il ses promesses ?
Je considérais en effet le premier album de forme trop molle, disparate par excès de richesse. Lors, que sort-il а présent, de ces confins mystérieux et inquiétants, de ces limbes ?
Un album sublimement rimbaldien.
Pour ma part, j’ai attendu dix ans un album de cette envergure. Depuis « Les Blessures de l’Âme » de SETH. Mais avec « Folkfuck Folie », PESTE NOIRE (Kommando Peste Noire ou K.P.N., pour les intimes) se place au-dessus de tous ses prédécesseurs. Et présente une résurrection du Black Metal, en créant un Ordre nouveau au sein de cet art. Et а la différence, bien sûr, que SETH était symphonique, alors que PESTE NOIRE ne l’est pas du tout.
Je n’en finis plus, depuis une semaine ! d’explorer cet album, tant dans ses recoins contrepointiques qu’à travers ses spasmes poétiques et au tréfonds de ses repères philosophiques. Je reconnais aussi que la personnalité ésotérique de PESTE NOIRE n’est pas facile à appréhender pour le fan qui, au fond, attendait « La Sanie des siècles » deuxième du nom. « Folkfuck Folie » est un album décevant à la première écoute, surprenant à la seconde, et ne se laisse découvrir qu’après un temps d’adaptation : soit à la troisième. Mais alors là, les méandres seront sans fin.
Et à ce regard, la richesse de « Folkfuck Folie » est telle, qu’elle invite à une analyse en trois parties : la description des caractéristiques musicales (I), puis l’étude poétique et philosophique (II), enfin la synthèse qualitative de l’unité poético-musicale (III) ; à la suite de quoi nous offrirons une conclusion critique (IV).
I. ANALYSE DE LA MUSIQUE
L’étrangeté première, l’extraordinaire de PESTE NOIRE sur « Folkfuck Folie » est d’avoir su créer un album qui sache plaire tant sur le plan du Black brutal que mélodique, et ce а l’intérieur des mêmes morceaux, dans le même temps, sans avoir besoin pour cela d’user de claviers ou d’assainir le son.
Les voix de Famine, chanteur et guitariste quasi exclusif, ont su conserver ce timbre d’un aigu filandreux qui la caractérisait. Muée, l’âge aidant, elle y a cependant gagné en profondeur, en gravité, en richesse de modulations. Les crédits présentent celle de Neige, second guitariste sur le titre « La Césarienne » seulement et claviériste (pour le peu de samples et d’orgues utilisés), comme « pituites », mot relativement rare qui se définit comme un « liquide glaireux que certains malades (alcooliques) rejettent le matin а jeun ; vomissement habituel de ce liquide ». La glaire est de la morve pathologique, а ma connaissance, – morve plus visqueuse cependant. La voix de Famine est une glaire filandreuse, tissée, étendue, élastique. Oui, c’est cela. Dorénavant moins souvent aiguë, plus grasse et plus grave jusque quelques rares résonances Death Metal. Échos plus glissants et collants comme une flaque de morve, étirée jusqu’à la sécheresse. Quelques morceaux sont en partie accompagnés en écho de la très belle voix féminine d’Audrey S., d’une vivacité lasse ou d’une vive lassitude (qu’en sais-je ?), très bien intégrée dans ses rares apparitions, ou plutôt, précise le livret, « incantations sectaires ». Sa présence n’est d’ailleurs pas fortuite puisque Audrey S. est aussi membre au côté de Neige des groupes Alceste et Âmesœurs. Les destins des trois groupes se croisent.
Les lignes de basse d’Indria se fondent par leur omniprésence dans chaque riff de guitare qu’elles accompagnent, approfondissent, développent, s’autorisant une ou deux fois un solo. La batterie de Winterhalter, aux lignes magnifiques, est aussi importante que la guitare, précédant et accentuant son jeu. L’orchestre est donc un bloc organique, lié, même si les mélodies de guitare se révèlent en dernière instance l’étincelle créatrice. À noter que Winterhalter et Indria sont compositeurs de leurs lignes.
Les notes évoluent donc comme ces points filés sur les roues à tisser des femmes d’antan. Les mélodies ne sont pas annelées en arabesques cerclées ; elles se déroulent et s’évasent dans une courbe ondulée, et fortement maîtrisées, en ce sens qu’elles ne perdent pas de l’œil leur but architectonique, leur proie harmonique. Elles semblent guider un Destin ; elles semblent surgir d’une historicité ancienne et nous parvenir par le fil des siècles. Mais fils de solistes (solos de tous les instruments) entrelacés dans leurs efforts contrepointiques, leurs raffinements polyphoniques. Solos souvent aussi désarticulés comme ces pantins théâtraux que le maître des fils meut par brusques à-coups entre deux immobilités ; solos parfois moins de guerre que de guérillas répétées, surprenantes, saisissantes.
Famine, compositeur quasiment exclusif du groupe, a voulu а l’évidence maîtriser mieux son art rhétorique. Autrement dit, insatisfait du caractère trop brumeux, aux frontières trop floues, de ses compositions précédentes, il a désiré en resserrer l’étreinte, les rendre plus carrées. Il a ainsi beaucoup travaillé la composition structurelle de ses morceaux, leur logique.
Et de fait, les morceaux de l’album ont perdu ce côté fourre-tout, parfois indécis, par excès de richesses, mais qui me gênait dans « Panégyrique de la dégénérescence » en les rendant parfois inconséquents, donc inefficaces. De fait, PESTE NOIRE semble décomposer les notes, en éclaircir le jeu, sans sacrifier le son gras du musculeux Black originel. Riffs durs de True Black Metal et accords clairs jusqu’à mélodiques, coups de balai agressifs du punk et résonances rock : l’auditeur découvre une sorte d’éclectisme musical devant lequel PESTE NOIRE semble parfois hésiter. Mais ce qui se révèlerait en permanence « melting pot » grossier chez un autre, par absence de personnalité, découvre ici ou laisse deviner plus souvent une sorte de Nouvel Ordre musical. Car PESTE NOIRE possède une personnalité rare, étonnante, d’une sincérité criante, car charnelle, ou, comme aime à provoquer Famine, « excrémentielle ». Rien de virtuel ; mais une résurgence mystique de l’union oubliée du corps et de l’âme. À travers « Folkfuck Folie », chaque morceau pris séparément comme l’album pris dans son ensemble constituent désormais un bloc plus dur, d’ « acier trempé » pour user d’une métaphore chère à Famine. Et ne sommes-nous pas en effet dans le Black Metal, l’Acier Noir ?
Certains reprochent cependant à Famine cet art а présent plus « carré », aux morceaux plus courts… Quand bien même eussent-ils raison, je leur répondrai : Et pourtant, ce défaut n’est pas vice ; il me semble au contraire promesse de vertus futures. L’art rhétorique acquis à ce prix aura pour conséquence de forcir la verdeur des compositions, de les rendre plus efficaces, plus puissantes, plus viriles. Tout grand artiste est passé par cette phase, poètes, peintres, musiciens. Et Famine n’a que 20 ans, ou à peine plus. Ensuite, si les compositions sont plus courtes, leur richesse musicale est plus profonde, plus complexe. Écoutez mieux.
II. ANALYSE DU CONCEPT PHILOSOPHIQUE ET POÉTIQUE
Il est temps de rendre hommage au concept philosophique et poétique merveilleux de « Folkfuck Folie », et qui permet de mieux comprendre la musique de PESTE NOIRE.
PESTE NOIRE possède en effet, du propre aveu de Famine, des ambitions « musicale, philosophique, théologique et littéraire ». Famine place donc ces trois dernières à égalité avec la première.
Les paroles restent d’expression française uniquement. Aucune compromission ni facilité anglophone ou étrangère. Et d’ailleurs, lorsque l’on possède le style littéraire de Famine, nécessite-t-on de s’expatrier de sa langue maternelle ?
PESTE NOIRE n’a pas failli non plus а ses goûts ni а la personnalité que nous lui connaissons : sur douze textes, cinq sont de Famine, quatre de poètes du Bas Moyen-Âge (le clerc Tudold, Gautier de Coinci, Guillaume de Machaut), un du XIXème siècle (Tristan Corbière), deux du XXème (Robert Brasillach, Antonin Artaud). Mais ces trois derniers possèdent une forte connotation médiévale par leur mysticité.
Précisons de suite que Famine, tout en usant d’une langue riche et nuancée, et sans compromis envers le dialecte simpliste de notre époque, a renoncé à cette mode des mots rares, mode décadentiste et symboliste, fin de siècle (XIXe). Cette rhétorique me semblait artificielle. Elle gonflait sa pensée d’un habit énorme qu’il ne savait pas et ne pouvait pas (encore ?) porter. Ses vers en sonnaient souvent creux. La langue est dorénavant plus claire, tant dans la syntaxe et la grammaire que dans le vocabulaire. Et les quelques mots rarissimes sont intégrés à l’ensemble, sont devenus organiques.
Le mode de l’allégorie dans l’expression est omniprésent dans tous les textes de Famine et de Machaut, en respect des conventions littéraires du XIVème siècle. L’allégorie, rappelons-le, est la personnification d’une idée, d’un sentiment, etc. Ainsi chez Machaut de « l’Amour » dans la chanson « Amour ne m’amoit ne je li » (en langue française contemporaine : « l’amour ne m’aimait pas, ni moi lui » ; je ris au passage du nombre de fan-atiques de PESTE NOIRE qui sauront déchiffrer cette langue d’oïl ou en auront la curiosité).
L’âme de l’album est ainsi à l’image du deuxième poème de Famine, intitulé, avec cet humour noir méprisant qui n’appartient qu’à lui, « Chute pour une culbute ». Famine s’y adresse dans un superbe vocatif à la « Déesse Sida ». Celle-ci s’amuse à traquer « l’humaine porcherie » qui se vautre dans la luxure, le sexe, par faiblesse, par médiocrité, par absence d’âme. Et la Déesse rappelle à l’Humanité, par sa chasse pathologique, la cruauté de la Nature, de la puissance du Réel. Car la Mort y est seule Réalité. La conclusion en est que la morale de jouissance, cet idéal de larves, est encore le symptôme d’une époque droguée, fainéante, lâche. La Virtualité n’existe pas. « Déesse Sida » se charge donc de la mise à mort arbitraire de cette race d’esclave, pour user du vocabulaire nietzschéen.
Homme sain dans une époque et un pays malade, Famine a compris que le seul moyen de combattre la décadence n’était ni dans une réaction vaine (car n’est-ce pas être mort que de vouloir ressusciter des cadavres ? Le résultat en sera aussi artificiel que celui du Docteur Frankenstein), ni dans une révolution en faveur d’un idéal d’essence abstraite fondé sur une analyse fausse car vulgairement matérialiste (pensée type du symptôme de décadence). Il a aussi compris que toute force est extrémiste, donc que les progressistes et les conservateurs, – les deux pôles tempérés, – sont également lâches et opportunistes. Malades.
Non, Famine va jusqu’au bout de la décadence : il enfonce cette époque dans sa nullité, en se moquant de ses peurs face а la Réalité éternelle : la Mort.
C’est un courage de guerrier, d’aristocrate. Là est la tentative de création d’un Ordre Nouveau : cet appel à la guerre.
Aussi, cet amoureux des pathologies les plus immondes du corps humain : la lèpre atomistique, la peste noire bubonique, rajoute une corde à son arc de guerre par la plus actuelle des maladies vénériennes : le Sida. J’use du terme mythologique « vénérien » (de Venus et son génitif latin, veneris : qui appartient а Vénus) plutôt que du patois conceptuel de notre époque, à savoir « M.S.T. » ou Maladie Sexuellement Transmissible, dont Famine n’use que dans un mépris moqueur. Car tel est bien le but de Famine : opposer la vérité saine des mythes humains à la virtualité morbide des concepts abstraits.
Or, l’âme est un reflet de la santé de notre corps. C’est donc notre âme sidaïque que Famine désigne coupable de notre corps malade, et inversement, dans une dialectique éternelle. Le secret de la vitalité de sa musique est de refléter cette pensée : poème et musique relèvent du même homme.
J’évoquerais aussi l’extrait tiré des « Miracles de la Vierge » de Gautier de Coinci. Celui-ci écrivait au XIIIème siècle, en plaçant les vers cités dans la bouche du Diable : « Ou Ciel va toute la ringaille /Le grain avons et Diex la paille » : « Au Ciel va la canaille / Nous (Satan) avons le grain, et Dieu seulement la paille (dont est tirée le grain de blé) ». Ce poème est en réalité une attaque contre le Christianisme. L’auteur fait passer ses idées anti-chrétiennes par le biais du Diable (pour que personne ne puisse remarquer que ces idées impies sont associés à l’auteur). C’est le Diable qui parle donc et qui dit que les mauvais, les handicapés, les difformes, ceux qui ont raté leur vie resteront dans cet échec douloureux et éternel auprès du Seigneur Dieu, au Paradis. Alors que les nobles, les belles dames iront en Enfer prolonger leur festin auprès du Diable. Autrement dit dans ce poème il n’est pas question que Dieu “restaure les noblesses que la naissance sur Terre n’a pas respectées” mais bel et bien que le Diable perpétue ces injustices. L’Enfer étant vu comme le lieu de la joyeuse ripaille, le Paradis le séjour misérable des ratés. Conclusion : dans la Religion, point de salut !
Je renonce cependant à commenter le titre de l’album. Je laisse le plaisir de l’interprétation à chacun. « Folklore d’égout » (lieu très excrémentiel), ainsi que précisé а l’intérieur du disque ? Je me tais.
III. PÉRORAISON
La musique de PESTE NOIRE reflète une puissance de vie saine déchirant un corps malade : une chrysalide de survie.
C’est pourquoi aussi cet album sait être très brutal et très mélodique à chaque seconde : vision saine lacérant de ses armes un prurit d’abcès. Car il faut décrire les prétentions des deux parties pour trancher le litige en toute équité !
D’où sa vision enfin, de la « merde » de notre époque, et son art « scatologique », ou plutôt dirai-je : de la Scatologie à l’Eschatologie. Provocation rimbaldienne et concept philosophique : tout l’art excrémentiel de PESTE NOIRE est là ! Provocation rimbaldienne : le côté de l’outrance pathologique et scatologique est aussi sérieux que théâtral : il faut en rire comme d’une blague potache et juvénile de « la bête blatte blette de Valfunde », et comme d’un souris d’humour noir, cette « politesse du désespoir » (Boris Vian).
Mais aussi philosophie par cet Ordre Nouveau que j’évoque beaucoup et ne définis jamais. Qu’est-ce que l’Ordre Nouveau ? Une résurrection. Ainsi, résurrection en ce sens que PESTE NOIRE dépasse l’ancien ordre musical imité inlassablement ; Nouvel Ordre car à compter d’aujourd’hui, tout groupe Black Metal devra en passer par l’expérience et la vision du monde de PESTE NOIRE. Impérialisme sublime s’il en fut !
Mais, si cet art est cousu d’aiguille, et non atomistique, s’il n’explose jamais en perles détachées mais se noue en jointures, c’est encore pour nous montrer le fil historique depuis la Grande Santé du Moyen-Âge et nous forcer à inhaler cet oxygène salvateur à travers les miasmes de sa lèpre. L’oxygène d’une époque, le XIVème siècle, où la France tomba dans les tréfonds pour ressusciter, sous une nouvelle forme, grande puissance. Phénix né des larmes de cendre ou reptile serpentin déchirant dans la joie sa peau ancienne : résurrection plus puissante et terrestre que la christique (tout au moins dans son sens vulgaire et non théologique).
En conséquence, PESTE NOIRE s’exprime la moitié du temps en langue d’oïl. Il en use comme du latin pour d’autres, c’est-à-dire d’une langue sacrée. Mais aussi, ce vieux français appartient plus encore que le latin à notre parler. Le chanter est donc accentuer le sens de la continuité historique de toute vie, de toute pensée : la poésie chez Famine est Mémoire, comme chez les Muses d’Apollon ! Ô Sagesse des Anciens.
Cette langue possède par ailleurs une tonalité musicale très originale, très franche, très sincère, très « authentique » (pour reprendre un mot à la mode), car très paysanne, et d’une syntaxe plus libre que notre langue contemporaine ossifiée par la goutte du Classicisme. C’est donc avec plaisir que mon ouïe s’est délectée de la prononciation par Famine le Racleux et l’excellente Audrey S. de la syllabe « -oi » en « -oué », qui prévalut à la Cour de France jusqu’en 1789, et que la Restauration (1814-1815, puis 1815-1830) tenta en vain de remettre en usage. Mais que les Québécois ont conservée, puisque coupés linguistiquement (et plus…) de la France depuis 1763. Toutefois, il ne me semble pas que la lettre « r » soit roulée. Cela prévaudrait pourtant. Ce sera pour la prochaine fois. En tout cas, une fois que l’auditeur-lecteur a intégré le caractère propre de cette langue, il ne peut plus s’en séparer pour accompagner la musique ! Elle correspond tant а sa sincérité.
Qu’écouter sur cet album : « Envol du Grabataire (Ode à Famine) » (chanson n°1), superbement boiteuse, faussement acoustique, même un peu rock, très novatrice sur le plan musical, hymne d’un albatros aux pattes cassées, « Chute pour une culbute » (chanson n°2), « D’un vilain » (n°4), « Amour ne m’amoit ne je li » (n°8), où apparaît dans les interstices une discrète voix féminine et quelques riffs de guitare acoustique, sont les chefs-d’œuvre actuels du groupe. La Bonus Track, le suintant « Paysage mauvais » (n°12), bien que sentant encore les influences subies а l’âge juvénile, et manquant ainsi quelque peu de cette personnalité forte qui fait la gloire actuelle de PESTE NOIRE, rappelle magiquement le meilleur de l’ancien style, celui des démos ; et nous fait prendre conscience des progrès accomplis ! Précisons que le délirant et fascinant « Extrait radiophonique d’Antonin Artaud » (n°10) est issu de l’œuvre radiophonique « Pour en finir avec le jugement de Dieu » (1946), publiée sous le nom du seul Artaud ; et que l’Atrabilaire M. (Maldoror ?), légèrement cabotin, comme son ami Famine, et dont la voix rauque et chaude et la philosophie cryptique préfacent la fade « Maleiçon » (n°7), s’en inspire а l’évidence.
Toutefois, et au niveau purement musical, l’album n’est pas sans défaut. En regard en effet des précédentes chansons citées, « Condamné à la pondaison (Légende funèbre) » (n°5) aurait mérité plus de concision ; sur sept minutes, trois au grand maximum eussent suffi. Elle est très inférieure à la qualité générale de l’album, car trop basique dans ses lignes. Je viens d’évoquer plus haut le caractère fade de « Maleiçon » (n°7). La chanson éponyme (n°11) est saturée de riffs d’une banalité à pleurer… « La Fin del secle » (n°3) s’épuise vite, malgré une première minute magnifique de grincements de guitares semi-avortés, très évocateurs, sur un fond de martèlement militaire à la batterie.
Pourtant, et malgré ses insuffisances sur ce plan, ce qui m’impressionne le plus sur cet album, et que j’ai très rarement eu le bonheur d’entendre tous styles de Metal confondus (et dans les limites de mon érudition…), est cette fusion étonnante, organique ! des textes et de la musique. En cela, PESTE NOIRE se place parmi les plus grands ! Je prendrai un seul exemple : « Chute pour une culbute » (chanson n°2). J’ai évoqué l’absence générale d’arabesques sur cet album. Voici la seule exception. Mais ici, en raison des paroles, qui, ainsi que nous l’avons exposé plus haut, se moquent des « victimes » de la morale de jouissance, la mélodie s’amuse à « se cercler », pour ironiser sur le cercle vicieux dont sont prisonnière les âmes déchues, mortes, sidaïques par destinée. Jamais je n’avais entendu de la musique ironique, même si grâce aux paroles. Ce morceau est en outre dans toute sa seconde moitié (après le break) un véritable morceau de bravoure de syncrétisme poétique et musical.
Dans la même ambition, il faut citer encore une fois « D’un vilain » (n°4) et ses susurrements insinuants, ou bien « La césarienne » (n°6) et ses riffs de délectation, affamés et affamants, composés par Neige, ou encore la spleenétique « Amour ne m’amoit ne je li » (n°8), ou enfin les mélopées de « Psaume IV » (n°9).
Le seul reproche majeur, envers « Folkfuck Folie », est cet éclectisme musical, а prédominance Black Metal. Certes, il se révèle chez PESTE NOIRE l’ambition d’un syncrétisme impérial. Mais Famine me semble encore à la recherche de ce dernier. D’où l’adjectif « rimbaldien » que je colle à cet album, quelque peu stérile quant à sa postérité. Car seul est fertile le caractère impérial, celui du Père, non du Compagnon ! Et l’Empire n’arrive qu’avec la maturité. PESTE NOIRE possède trop de richesse intérieure pour l’avoir déjà épuisée. Mais trop aussi pour l’avoir toute explorée. Une cathédrale est plus longue à construire qu’une maison de gueux. Or, le syncrétisme poétique, artistique et philosophique auquel tend le groupe sur « Folkfuck Folie » est quelque peu bancal, bien qu’à l’évidence plus sûr que « La Sanie des siècles – Panégyrique de la dégénérescence ». PESTE NOIRE ne me paraît pas avoir encore découvert, sinon partiellement, sa clef de voûte. « Folkfuck Folie » présente donc un caractère incomplet, face à ses propres ambitions.
Et tel est l’unique défaut en profondeur. Mais de lui découlent les insuffisances et inconséquences de l’album : l’absence d’une clef de voûte qui unira l’ensemble en un bloc syncrétique et synthétique tout en approfondissant, définitivement, sa perspective abyssale.
IV. CONCLUSION
PESTE NOIRE est sans aucun doute le seul groupe de Black Metal français digne d’intérêt depuis SETH. C’est pourquoi je me suis lancé dans une analyse aussi longue et aussi complexe. А la différence majeure, toutefois, que SETH naissait à l’aube du mouvement Black Metal français, tandis que PESTE NOIRE est condamnée à la solitude. Crépuscule du matin pour les Bordelais de SETH. Crépuscule du soir pour la morbidité de K.P.N. Car, pour reprendre les termes spengleriens, le Black Metal français de la fin des années 1990 était une culture naissante, et ainsi partagée même des médiocres car portée aussi par eux ; cet état de fait délayait la solitude de SETH. Mais si un mouvement artistique peut prétendre à dix ans de vie, le Black Metal français est mort aujourd’hui. Le monde que méprise PESTE NOIRE est à son image : non plus même une décadence, mais une dégénérescence.
Il est difficile et même artificiel de noter une œuvre si supérieure. Devrons-nous en effet la juger face à la scène Black Metal, et Metal, européenne et mondiale ; ou bien placer « Folkfuck Folie » dans l’Histoire de l’art ?
En vertu de la première solution, j’accorde avec plaisir un 17 /20 à cet album, malgré quelques inconséquences et insuffisances, et en l’honneur de tous les 04 /20 et 07 /20 que la scène actuelle mérite.
Mais au gré de la seconde solution, soit face aux plus grands compositeurs et poètes de France et d’Occident, j’accorderai de bonne grâce un 13 /20, car je tiens compte de l’époque nullissime en laquelle et contre laquelle doit composer PESTE NOIRE. De fait, ce qui est grand nécessite du temps а mûrir. Les racines des arbres puissants et tutélaires sont longues а s’infiltrer. PESTE NOIRE, et indépendamment de cette entité Black Metal, Famine, sont à l’évidence loin d’avoir découvert leur potentiel entier. Telle est la cause de ma réserve. Leur sied la phrase de Mazarin à propos du jeune Louis XIV : « Il se réveillera un peu tard, mais il ira plus loin qu’un autre ; il y a en lui de quoi faire un grand roi et quatre gentilhommes ». Un peu tard peut-être…par excès de richesse, par excès de profondeur !
Aussi, je ne crois pas que « Folkfuck Folie » sera l’album de la consécration. Le meilleur de son art, ce qui justifie l’existence de PESTE NOIRE, du PESTE NOIRE rimbaldien en tout cas, n’est pas achevé. Je veux parler de l’Ordre Nouveau, de cette vision du monde ou Weltanschauung que Famine porte en lui, en gestation. Mais bientôt, aucun groupe à venir ne pourra pas n’être pas strié par la patte PESTE NOIRE.
Les Réprouvés d’Ernst von Salomon criaient : « Nous n’avons pour frontière que les limites de notre force ». Alors, Famine, âme impériale du groupe, nous fera-t-il l’honneur de créer cet album qui sera la pierre angulaire du Black Metal français et européen ? Nous fera-t-il l’honneur de nous montrer les limites de sa force, et, non de les étendre, mais de les briser !
13 /20 (car une telle magnificence dans le génie mérite d’être jugée face aux plus grands poètes et compositeurs occidentaux. Fi du Black Metal et de notre stupide et balbutiant millénaire !) Mais que la note demeure entre nous, officieuse. Je ne l’inscris pas sur le serveur.
POST SCRIPTUM : Je ne résiste pas à l’envie de citer le paragraphe qu’a écrit Famine sur le livret de l’album (mots grossiers censurés par des astérisques ici mais pas sur le livret):
<> (Manifeste I, 4) .
le 30 août 2012
L’auteur est un certain « la Balafre » et il a écrit cette chronique pour le site « Spirit of metal » en 2007 ou 2008, je ne sais plus…
le 31 août 2012
J’sais, j’suis une pute pour les stratégies de marketing.
le 1 septembre 2012
Quelle chronique de merde, on dirait du Walzer.
le 5 septembre 2012
@ Clément : Pour Andy Julia, ce n’est pas une grosse perte, c’est tout de même celui qui nous offre la partie batterie la plus pauvre sur les 5 albums. Alors oui, on pourra me répondre que la sobriété du jeu est voulue pour correspondre au concept « chant martial » de l’album… Il n’empêche qu’à chaque écoute je me dis : quel bon album, dommage que…
@ Valentin Andréïévitch : Pourquoi déterrer cette chronique merdique et verbeuse ?
le 5 septembre 2012
« Mais bientôt, aucun groupe à venir ne pourra pas n’être pas strié par la patte PESTE NOIRE. »
Assez vrai, depuis 2007.
Après, de source sûre, La Balafre est un catholique pratiquant de la branche aristo et il a eu tendance dans cette chronique à faire des analyses dans lesquelles il a forcé ses propres théories bibliques. Je dirais que c’est ambitieux plutôt que « merdique ». Il a le mérite de posséder une vraie culture. Ambroise n’était pas le premier catho à s’enticher de PN.
le 5 septembre 2012
Celle ci est à chialer de rire avec toutes les références, surtout que j’ai mis du temps à voir qui était crucifié sur la Francisque! Mais je préfère quand même l’ancienne.
le 6 septembre 2012
De très jolie orties que tu as chez toi, on fait une soupe?
le 9 septembre 2012
Occis Mort, Tripoux : vous pensez sans doute que vos deux commentaires sont plus intelligents que cette chronique ? Personne ne vous obligeait à la lire ; mais faites-nous donc profiter de vos belles pensées en postant ici vos propres commentaires sur la musique de PN.
le 10 septembre 2012
@ Valentin : Non, mes commentaires ne sont pas intelligents, mais ils ont l’avantage d’être laconiques, contrairement à ta chronique qui non seulement est inintelligente (prenant une apparence de rigueur en se pliant à la forme conventionnelle tripartite propre au catéchisme universitaire) mais en plus diarhéique : il y a des lieux plus appropriés pour ces écoulements fécaux.