La Commune

La MEsnie Herlequin

le 26 mars 2019 par Sale Famine - Catégorie: Toutes les news - commentez

Depuis la publication de notre clip sur La Commune, je lis vos commentaires en scrollant avec la main gauche, et en me branlant avec la droite, car ils sont orgasmiques : les droitards constipés n’arrêtent pas de crier à la trahison de PN, qui aurait pris un virage marxiste ; et les gauchistes y voient une récupération de ce dont ils pensent avoir le monopole : le social, le peuple.

Je pense que le temps est venu d’éduquer ces crétins.

D’abord la pseudo Gauche, qui a abandonné depuis belle lurette les classes populaires et moyennes au profit des professions intellectuelles supérieures et des « minorités », cherche à se donner bonne conscience en affirmant sa filiation avec un mouvement révolutionnaire et populaire tel que La Commune de Paris.

Or, La Commune n’a jamais été un bloc homogène. Elle fut parcourue de plusieurs tendances dont certaines, nous allons le prouver noir sur blanc, sont aux racines du fascisme français, ce pourquoi des fascistes reconnus comme Jean-Marie AIMOT fai­saient régulièrement fleurir en leur nom le mur des Fédérés.

Pour commencer, le mouvement de La Commune était patriotique et belliqueux : les Communards voulaient continuer la guerre et refusaient l’autorité d’un gouvernement de défense nationale défaitiste, qui signait en loucedé la perte de l’Alsace-Lorraine. J’aimerais bien que les anarcho-communistes actuels, anti-militaristes et sans-frontièristes, m’expliquent en quoi le nationalisme guerrier est leur nouveau dada, et en quoi ce thème leur appartiendrait plus qu’à nous. Lol.

Ensuite, s’il est vrai que La Commune a donné naissance à une branche Socialiste-Révolutionnaire dont ils peuvent se réclamer, elle a également engendré une branche lorgnant vers un nationalisme autoritaire, où le social et le national étaient les deux faces d’une même pièce. J’ajouterai que ces deux tendances, la branche Socialiste-Révolutionnaire comme la branche Socialiste-Nationale, étaient toutes deux fortement imprégnées d’antisémitisme. Quand je vois nos néo-anars se réclamer de Blanqui, j’ai envie de leur rappeler cette citation de leur maître à penser, figure de proue des Communards : “le suffrage universel, c’est l’intronisation définitive des Rothschild, l’avènement des juifs”.

Avant 1900, le parti qui se présente vraiment comme l’héritier de la Commune, c’est le comité central socialiste révolutionnaire de Rochefort. Rochefort : un communard antiparlementariste, antidémocrate révolutionnaire, créateur de divers mouvements politiques nationaux et socialistes qui rassemblaient d’anciens Communards comme Gaston Da Costa, Achille Ballière, Eugène Protot, Clovis Hugues, Ernest Granger (je vous laisse vous renseigner sur le pedigree de ces infréquentables). Le parti de cet homme, créateur des soupes populaires, était totalement anti-internationaliste.

L’ancien Communard qui a le mieux réalisé l’idéal méritocratique républicain est Camille Barère, devenu Ambassadeur de France. Arf, quel dommage qu’il ait soutenu Mussolini !

Les propos qui vont suivre, tous sortis de la bouche ou de la plume de Communards, sont si radicaux que même Adolf Hitler leur aurait dit de se calmer, ce pourquoi je les publie uniquement sur mon site et non sur FB (qui censure aujourd’hui tout et n’importe quoi, même des citations historiques). Les voici :

Ernest GRANGER, communard, disait : « Nous aussi, après Blanqui et Tridon, nous sommes, philosophiquement, des antisémites. Nous pensons que le sémitisme a été funeste au génie aryen et nous déplorons que le sombre, persécuteur, impitoyable monothéisme juif ait triomphé des libres et naturalistes religions gréco-romaines. A cet égard, nous sommes même beaucoup plus antisémites que Drumont et Morès, car nous, nous n’oublions pas que le christianisme est une religion sémitique, fille du judaïsme, et nous avons une égale horreur du juif Jésus et du juif Moïse ». (Cité dans GR, p 202)

Benoît MALON, élu de La Commune de Paris : « Oui, la noble race aryenne a été traître à son passé, à ses traditions, à ses admirables acquis religieux, philosophiques et moraux, quand elle a livré son âme au dieu sémitique, à l’étroit et implacable Jéhovah. » 

Albert GRANDIER, communard, demanda à la Commune de « prendre des mesures très énergiques contre les étrangers qui méconnaissent à ce point leur devoir de reconnaissance pour la généreuse hospitalité que la France leur accorde. Nous sommes depuis trop longtemps envahis par une nuée de parasites de tous les pays qui profitent de tous les droits, de tous les avantages des Français eux-mêmes et qui ne sont liés par aucun de leurs devoirs » (L’affranchi N° 16. Cité dans GR, p 71)

Albert REGNARD, communard : « … La réalité et l’excellence de la race aryenne (…) et qui seule est en mesure de préparer et d’accomplir l’achèvement suprême de la rénovation sociale ».

Gustave FLOURENS, communard, professeur au Collège de France en 1863, établit une méthode linguistique et anatomique pour classifier les races humaines.

Gustave TRIDON, élu de la commune de Paris, rendait ainsi hommage à Drumont : « Sa guerre au capitalisme juif témoigne sans doute d’une préoccupation louable » (La question juive et la question sociale, La Revue Socialiste. N° 62, février 1890. p 233)

Gustave Paul CLUSERET, élu de la commune de Paris, délégué à la guerre en avril 1871, fut ensuite collaborateur du journal antisémite de Drumont « La Libre parole ». En 1885, il dépose un projet de loi de limitation du droit des naturalisés. En 1896, il dépose un projet de loi de limitation du droit au travail pour les étrangers. En 1889, il fait partie des 198 députés qui demandent au gouvernement « quelles mesures il comptait prendre pour arrêter la prédominance des juifs dans les diverses branches de l’administration française ».

Antonin DESFARGES, lui aussi un des derniers Communards, mort en 1941 à 90 ans : « Je me suis catégoriquement prononcé contre les menées des cosmopolites juifs et financiers qui, par la puissance de l’argent, ont déchaîné une troublante agitation à travers le pays pour sauver le traître Dreyfus justement condamné ».

Edmond LEPELLETIER (de son vrai nom Edmond Le Pelletier de Bouhélier), ancien délégué de la Commune, se déclare antisémite et nationaliste à partir de 1898 et est élu député et conseiller de Paris sous ces étiquettes.

La liste est interminable.

Alors, La Commune, héritage exclusif des antifa ?

🙂

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