ARTICLE 3 : Entrevue vinyle Folkfuck, extrait 2 (par L’Atrabilaire et Famine)

« L’Atrabilaire – La majorité des textes faisandés du dernier album [Folkfuck folie à l’époque] demande un certain effort de concentration, voire même une certaine culture pour être compris. Je pense aux textes en langue d’Oïl (du XIème, XIIIème et XIVème siècles) et non point à la poësie Famélique, cette prose de caniveau, qui elle est accessible, et même destinée, à la gueusaille. Est-ce que Sa Sale Eminence ne croit pas que c’est malgré tout un peu trop difficile pour une grande partie de Ses auditeurs qui sont des ânes bâtés ? D’ailleurs ne se gaussent-ils pas tous devant Ses propres textes qu’ils jugent simplement « scatologiques », des œuvres sur les « matières joyeuses » dans lesquelles ces ribauds-là se reconnaissent peut-être ?

Famine – Mes textes sont faits de plusieurs éléments dont l’un effectivement, l’un parmi tant d’autres, est la scatophilie. Mes auditeurs n’ont donc compris que ce qui est à leur échelle et portée : la merde. Ils ont vu la scatologie, pas l’eschatologie. Les chiens, à juste hauteur, sentent les couilles plutôt que l’esprit de leur maître. »

(Interview du vinyle Folkfuck folie, août 2007)

ecrire - rss

commentaire (1)

 

  • Charogne
    le 18 juillet 2012

    Tiens, on se demande bien pourquoi cet article demeure vide de commentaires depuis quatre ans déja… Peut-être la plupart ont-il préféré s’abstenir de se faire remarquer de peur de se voir classés dans la catégorie des « Ânes bâtés ». J’ai l’impression que la plupart des gens, qu’ils soient effectivement ou non des glands, ont peur de se voir conchiés par Famine…

Navigation rapide

Actualites

Recherche